Test : Les Aventuriers du Rail – New York

Nom VF : Les Aventuriers du Rail : New York
Nom VO : Ticket to Ride: New York
Un jeu de : Alan R. Moon
Art : Cyrille Daujean, Julien Delval
Publié par : Days of Wonder
Date de publication : 2018
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Construction
Nombre de joueurs :
2 – 4
Temps de jeu moyen : 15 – 20min
Prix : 20€

Petit. Jaune. Différent.

Quand on pense aux aventuriers du rail, on imagine forcément les grands chemins de fer, les locomotives à vapeur qui font “Tchou Tchoooouuuu”, les sifflets et les casquettes de conducteur de train. L’aventure la vraie quoi, celle avec du cambouis et des destinations exotiques. Et ben avec cette édition New York, on oublie tout ça les enfants. Déjà, fini l’âge industriel, on part dans les sixties, yeah baby yeah! Le jeu adopte des couleurs vives, un petit côté pop art pas désagréable à l’oeil, et surtout, un plateau miniature.

Le plateau de la version Europe vs New York

Ce nouveau Ticket to Ride était à la base une version de démonstration pour les boutiques spécialisées. Une édition express du jeu de base où une partie pouvait se boucler en une dizaine de minutes, contrairement au véritable jeu qui lui peut facile prendre une bonne heure. Le concept a eu tellement de succès que Days of Wonder s’est dit “Et si on en faisait une version commerciale ? Histoire d’apporter joie et bonheur à nos consommateurs et s’en mettre plein les fouilles au passage ?” Quelques temps plus tard naissait Les Aventuriers du Rail : New York.

La boîte de jeu, compacte et facilement transportable

New York, New Yoooooooooooooooooooork

Nous voici donc à New York, ou plus précisément à Manhattan. Central Park, Wall Street, Greenwich Village, tout est présent, et le but est toujours de relier tout ça ensemble, cette fois non plus avec des trains mais des taxis jaunes, le métro ou encore le bus. Le principe n’a pas changé d’un iota. Au début du jeu, vous recevez des cartes objectifs que vous devez garder secrètes tout au long de la partie. Ces cartes vous indiquent les destinations que vous devez relier ensemble, par exemple Times Square à Soho. Tout ce qu’il vous reste à faire ensuite, c’est de récolter des cartes de couleur pour pouvoir poser vos petits taxis en plastique sur le plateau, tronçon par tronçon, en évitant de vous retrouver bloqué par les autres joueurs qui voudraient emprunter la même route que vous.

Avec deux cartes roses, je peux construire la route entre Gramercy Park et Greenwich Village. J’aurais également pu utiliser deux cartes noires.

Un jeu toujours aussi simple, d’autant plus que tous les petits ajouts de la version Europe comme les gares, les tunnels et les ferries qui compliquaient légèrement le jeu ne sont pas présents dans cette version. On est dans le rapide, l’efficace, faut que ça aille vite, New York style. Exit aussi le bonus de la route la plus longue, à la place on trouve les attractions touristiques que vous pouvez voir sur le gif ci-dessus et qui rapportent un point supplémentaire lorsqu’on construit autour.

Mad York: Fury Road

Les différentes cartes de couleur et les cartes destination

Un problème que l’on pouvait trouver sur les versions USA ou Europe, c’est qu’avec un faible nombre de joueurs, chacun jouait dans son coin, la carte étant suffisamment grande pour ne pas se marcher dessus. Cette version New York s’adapte bien mieux au jeu à deux ou trois ; les parties sont plus nerveuses mais aussi moins stratégiques. Pour gagner dans le jeu de base, il faut soigneusement organiser son itinéraire et concocter des plans dès le début de la partie pour réussir à accomplir ses objectifs en le moins de tours possible. Ici, ce sont plutôt vos talents d’improvisation qui vous permettront de remporter la victoire. Dans New York, on a plus l’impression de courir pour attraper son bus à temps que d’être celui qui crée la ligne. Un sacrifice nécessaire pour que les parties ne durent pas plus de vingt minutes. Une expérience un peu différente donc, ce qui n’est pas forcément un mal, mais qui ne plaira peut-être pas aux joueurs les plus stratèges.

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