Test : Agent Trouble (Spyfall)

Nom VF : Agent Trouble
Nom VO : Spyfall
Un jeu de : Alexandr Ushan
Art : Sergey Dulin, Uildrim
Publié par : Gigamic
Date de publication : 2014
Pays d’origine : Ukraine
Genre : Social / Bluff
Nombre de joueurs :
3 – 8
Temps de jeu moyen : 10 – 15min
Prix : 20€

L’homme qui en savait trop peu

“Dis, j’ai un peu chaud, t’as pas chaud toi ?” me demande Bernard. Merde, j’en sais rien si j’ai chaud ou froid moi, car je n’ai pas la moindre foutue idée de l’endroit où on se trouve. Tant pis, je vais bluffer. Je réponds : “Oh tu sais moi la chaleur, j’ai l’habitude”. Les autres joueurs me regardent d’un air louche. Merde merde merde, si ça se trouve, on est en antarctique. Salaud de Bernard.

Voilà ce qui risque de se passer dans votre tête si un jour vous êtes l’espion dans Spyfall, ou Agent Trouble en français, mais c’est moins classe.

Ce que voient les autres joueurs / Ce que voit l’espion

Bons baisers de “???”

Il y a 30 decks de cartes dans la boîte, chacun avec un lieu différent dessus. Au début de chaque partie, on en choisit un au hasard secrètement. Admettons qu’il y ait 5 joueurs, on tire 4 cartes du deck toujours sans les regarder puis on ajoute la carte espion dans la pile. Un petit coup de mélange et on distribue une carte à chaque joueur, qu’ils consultent discrètement. Vous avez compris ? 4 joueurs vont se retrouver avec la même carte lieu, mais le dernier aura une carte avec juste écrit “Espion” dessus. Son but est de deviner quel est l’endroit avant que les autres le démasquent.

A tour de rôle, les joueurs vont se poser des questions. “Toi t’es là pour les vacances ou pour le travail ?”, “T’es venu ici comment ?”, etc etc… Les joueurs qui connaissent l’endroit doivent réussir à trouver le bon équilibre entre une réponse assez évasive pour ne pas donner trop d’infos à l’espion tout en donnant suffisamment d’indications pour ne pas éveiller les soupçons sur eux-même. L’espion quant à lui doit tout faire pour répondre sans se faire griller.
“Tu peux ouvrir une fenêtre ?”
“Ouais pas de souci gros.”
Petit problème, nous sommes dans un sous marin.
Pendant la partie, un joueur peut interrompre la partie et procéder à un vote. “Je pense que bidule est l’espion”. Si tout le monde est d’accord, bidule retourne sa carte. Si c’est l’espion, victoire des autres joueurs. Sinon, l’espion remporte la partie.

L’espion lui-même peut interrompre le jeu à tout moment (sauf lors d’un vote), en annonçant le lieu dans lequel il pense se trouver. S’il devine bon, c’est une mega victoire de l’espion, qui remporte encore plus de points.

Chaque joueur possède une fiche pour se souvenir de tous les lieux du jeu

L’espion qui me cherchait

Si les joueurs ont tous le même lieu, ils n’ont pas tous le même rôle. Chaque carte lieu indique également un métier ou une activité. Dans l’hôpital par exemple, on peut se retrouver avec la carte médecin, patient, interne ou chirurgien. Ce n’est pas juste là pour faire joli car quand on vous pose une question, vous devez répondre en accord avec votre personnage, ce qui peut parfois porter à confusion les autres joueurs qui vont commencer à vous soupçonner alors que vous êtes dans leur camp. Imaginez un peu, le lieu est la base militaire, c’est votre tour et vous décidez de poser une question à Bérengère :
“Tu sais quand on est-ce qu’on touche notre salaire ?”
“Ah ben non, je vais pas toucher de salaire moi.”
Voilà qui est un peu louche. Ca pourrait bien être elle l’espionne. Sauf qu’en réalité, elle a tout simplement la carte “Déserteur”.

Quelques lieux

Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir

La première fois qu’on joue à Spyfall, on est comme une James Bond Girl devant 007 : sous le charme. Unique, d’une simplicité enfantine et parfois à mourir de rire (généralement aux dépends de l’espion). Néanmoins, le jeu est loin d’être parfait. Premièrement la difficulté de jouer espion. J’ai fait pas mal de parties, et j’ai rarement vu l’espion deviner le lieu. Avec 30 endroits différents, c’est tout simplement trop difficile. Le mieux que l’espion puisse faire, c’est de bluffer jusqu’à ce qu’un autre joueur se fasse accuser à sa place. Mon astuce pour remédier au problème c’est de dévoiler quelques lieux non utilisés.

L’autre problème, c’est qu’on fait vite le tour des questions. Vous allez me dire, suffit de faire appel à notre imagination, après tout on peut poser n’importe quelle question qui nous passe par la tête, mais au final on finit toujours par poser les mêmes parce que ce sont celles qui fonctionnent le mieux. Est-ce qu’il fait chaud, froid, comment t’es arrivé ici, est-ce que tu t’amuses, etc… Par conséquent, les parties finissent par se ressembler et on se lasse assez vite, du moins pour un moment, parce que l’avantage c’est que le jeu est tellement rapide à apprendre qu’on peut très facilement introduire de nouveaux joueurs. Vous pouvez y jouer à partir de 3 joueurs, mais je vous conseille plutôt d’être 4 ou 5 minimum.

  • Gameplay
  • Art
  • Facilité d'apprentissage
  • Rejouabilité
3.5

Conclusion

Spyfall ou Agent Trouble montre vite ses limites certes, mais le jeu est tellement original et fun que vous devez absolument l’essayer si vous aimez les jeux sociaux à la Loup Garou ou The Resistance/Avalon.

Envoi
User Review
0 (0 votes)
A voir également

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.